Présentation

Le maïs est originaire d’Amérique du Sud. On retrouve le terme Mahiz dans la littérature aux environs de 1490. Cependant, l’apparition du maïs en Europe ne date que du XVIe siècle. En Wallonie, l’intérêt marqué pour cette culture date des années ’60 et un engouement croissant s’est manifesté pour atteindre en 2005 des superficies allant jusqu’à 53.000 ha pour le maïs fourrage et jusqu’à 2.700 ha pour le maïs cultivé pour la graine.

Il convient de mettre en évidence le travail remarquable des sélectionneurs qui ont mis au point des variétés de mieux en mieux adaptées aux différentes régions. La sélection a fait reculer les limites de l’aire culturale dans le monde. Cependant, des contraintes de climat sont encore bien présentes dans l’esprit des agriculteurs qui se voient pénalisés par des échecs si la somme de températures au cours de la saison culturale n’est pas suffisante pour arriver à la maturité des grains tandis que le gel et la sécheresse peuvent être des facteurs limitant pour fournir des fourrages de qualité aux régions d’élevage.

A côté de l’intérêt que présente le maïs pour limiter les coûts de l’alimentation animale, il s’inscrit dans un autre contexte, porteur à l’heure actuelle. L’accumulation des plastiques dans le sol ou des déchets ménagers devient ingérable et plusieurs pays (dont la France) ont envisagé d’interdire dès 2010 l’utilisation de sacs non biodégradables dans le commerce. Jouer la carte écologique avec des sacs ou des films 100 % biodégradables devient un atout pour cette spéculation si l’on met en évidence des variétés particulières pour l’utilisation de l’amidon qu’elles contiennent. C’est dans l’optique de coordonner les activités liées au secteur qu’un Centre pilote spécifique a été mis sur pied en 2004 par arrêté du Gouvernement wallon.

Philippe Nihoul, Direction du Développement et de la Vulgarisation.

Objectifs

  1. La coordination d’activités du secteur de production
  2. La réalisation d’expérimentations dans les conditions de la pratique
  3. L’encadrement des producteurs sur le plan technique, économique, social et environnemental
  4. Le développement du secteur par des programmes coordonnés et des actions ponctuelles
  5. La vulgarisation de toute information en relation avec le secteur de production et notamment les résultats des activités du centre pilote et de la recherche
  6. L’amélioration des techniques existantes et l’examen des possibilités de mise en œuvre des nouvelles techniques
  7. L’amélioration de la qualité des produits