Les activités du Centre pilote maïs

SiloLes activités du Centre pilote en culture de maïs sont menées par des organismes impliqués à des degrés divers dans la culture de maïs. Le Centre Indépendant de Promotion Fourragère, le CIPF, spécialisé en culture de maïs, est actif dans l’ensemble des régions agricoles de Wallonie. Les autres organismes (CARAH, CHPTE, Brabant Wallon Agro-Qualité, l’OPA Qualité de Ciney et le SPIGVA de la province de Luxembourg) s’intéressent à différentes cultures et travaillent à l’échelle de leur province.

Le Centre pilote s’appuie donc sur des structures préexistantes. On trouve au sein du Conseil d’Administration des agriculteurs valorisant le maïs sous ses différentes formes (maïs fourrage, maïs grain humide ou destiné au séchage) et issus des principales régions agricoles de Wallonie. La partie développement de ce programme est menée par le CIPF alors que les activités de vulgarisation sont coordonnées en concertation avec le CHPTE et impliquent les différents partenaires en fonction du thème abordé.


1. La coordination d’activités du secteur de production

essaiLa mise en place de ce Centre a permis de pousser plus avant la coordination d’activités dans le secteur. Des essais de terrain sont mis en place chez des agriculteurs dans les différentes régions de Wallonie. Des synergies ont été développées entre organismes notamment pour la mise en place, le suivi et la récolte d’essais. Cette possibilité d’agir simultanément dans différentes régions est particulièrement utile pour la mise en place de réseaux d’avertissements.


2. La réalisation d’expérimentations dans les conditions de la pratique

Baural Bien que la culture de maïs se soit progressivement installée dans toutes les régions agricoles de Wallonie, son comportement peut y varier fortement de l’une à l’autre, ce qui justifie la mise en place d’essais au sein de celles-ci.

La place dans la rotation, le choix de précocité, les applications de fumure, … doivent être adaptés aux différentes situations. champ de maïs Différentes associations de substances actives sont composées en fonction des flores rencontrées et mises en comparaison, l’objectif étant de trouver le meilleur compromis efficacité-sélectivité-économie tout en réduisant le plus possible l’impact sur l’environnement. L’impact des différents traitements sur le rendement est évalué et les sensibilités variétales éventuelles sont détectées. Les données relatives à l’influence des écartements entre lignes (37,5, 45 et 75 cm) sur les paramètres quantitatifs et qualitatifs ont également été obtenues dans le contexte de ces programmes. Une synthèse des essais menés par quatre partenaires du projet a été réalisée et vulgarisée.

L’influence de l’installation de différentes couvertures de sol après la récolte du maïs a été expérimentée permettant de dégager des informations utiles concernant l’impact environnemental (piégeage des nitrates), économique ainsi que la valeur nutritive de ces couverts en cas de récolte au printemps.


3. La mise en place de projets de démonstration

VisiteLe Centre pilote met en place chaque année une plate-forme de démonstration abordant les grands thèmes auxquels les maïsiculteurs sont confrontés : fertilisation, protection phytosanitaire, variétés adaptées à la région ou à la spéculation, stade de récolte, etc.
Des visites sont organisées en partenariat avec la Direction du Développement et de la Vulgarisation (DGA). Ces visites permettent aux maïsiculteurs de visualiser les techniques ou choix les plus adaptés dans leurs propres conditions. Elles constituent un carrefour de discussion offrant l’occasion d’échanger les expériences de chacun et de visualiser sur le terrain les nouvelles possibilités offertes par les récentes évolutions techniques.


4. L’encadrement des producteurs sur le plan technique, économique, social et environnemental

SiloLes organismes actifs au sein du Centre pilote maïs assurent une consultance et une aide à la décision au cas par cas dans le choix d’intrants pour la culture mais aussi pour des problèmes plus ponctuels tels que ceux qui se posent lors de conditions climatiques extrêmes.

Un suivi des insectes pouvant influencer le rendement de la culture est également réalisé grâce à un réseau d’avertissement situé sur douze sites et mis en place chaque année.

Chacun garde en mémoire les attaques de pucerons qui en 2004 ont nécessité un traitement et parfois deux traitements sur froment. Grâce à l’identification et le dénombrement des espèces de pucerons et de leurs auxiliaires, les parcelles de maïs n’ont pas été traitées. Il s’agissait bien évidemment d’espèces différentes ! Ce réseau d’avertissement permet donc d’éviter des traitements préventifs coûteux dont l’impact environnemental et le bien-fondé en terme économique sont évidents.

Le réseau comprenant une septantaine de champs informe l’agriculteur de l’évolution des teneurs en matières sèches en maïs fourrage et répond à la préoccupation d’une récolte effectuée au stade optimum.

grainsLes producteurs de maïs grain ou d’épis broyés, certes moins nombreux, bénéficient également d’un service permettant de suivre l’évolution des teneurs en humidité en fin de saison dans leurs régions respectives en fonction du type de précocité cultivé.

La bonne conservation du fourrage ensilé fait également partie des préoccupations du centre qui grâce à la mycothèque de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve et des analyses effectuées par le CARAH permettent de déceler, identifier et quantifier les éventuelles mycotoxines produites.


5. Le développement du secteur par des programmes coordonnés et des actions ponctuelles

Le Centre pilote maïs établit, en concertation avec les agriculteurs administrateurs, un programme annuel et coordonne les activités prévues permettant ainsi une utilisation rationnelle des moyens humains et matériels.
Certaines activités sont reconduites annuellement durant trois ans ou plus, d’autres sont prévues pour un an et répondent à des problèmes ponctuels.


6. La vulgarisation de toute information en relation avec le secteur de production et notamment les résultats des activités du Centre pilote et de la recherche

La mise en place annuellement d’un réseau d’essai permet au Centre pilote de disposer d’une base d’information régulièrement actualisée, consolidée par les autres activités menées par ses partenaires plus spécialisés dans la recherche appliquée en culture de maïs ou par les échanges d’information existant notamment avec les collègues du nord du pays ou des autres pays d’Europe de l’ouest. Des visites de terrain, réunions d’hiver, colloques, brochures, articles dans des revues de vulgarisation agricole permettent de diffuser l’information.


7. L’amélioration des techniques existantes et l’examen des possibilités de mise en œuvre des nouvelles techniques

Chaque année, le Centre pilote maïs consacre une partie de son programme à l’amélioration de techniques existantes ou à l’expérimentation de nouvelles techniques. Les essais menés sur le choix d’un écartement optimum entre rangs, la mise au point de nouveaux traitements contre les adventices, l’évaluation de leur sélectivité ou encore le remplacement de la bâche plastique en couverture de silos par de la purée de pomme de terre en sont divers exemples.


8. L’amélioration de la qualité des produits

La production d’un maïs fourrage de qualité fait partie des préoccupations d’un grand nombre de maïsiculteurs et permet de réduire les achats en aliments du commerce.
Chaque année, de nombreux échantillons de maïs fourrage ou de sols sont confiés aux laboratoires du réseau Réquasud ou au département Qualité des productions agricoles du CRA-W. Les données émanant de ces analyses permettent à chaque éleveur de disposer des éléments nécessaires pour mieux orienter son choix variétal l’année suivante ou adapter ses techniques de production pour une récolte de qualité tout en respectant au mieux l’environnement.