Thèmes abordés

Les thèmes abordés maintenant depuis plusieurs années dans le cadre du Centre Pilote maïs – vulgarisation nous permettent d’affiner et de diffuser une information complète, précise, diversifiée voire même instantanée via les avertissements et répondant à une demande croissante des praticiens. L’accent sera mis une fois de plus en 2011 sur la mise en œuvre d’essais permettant d’atteindre ces objectifs.

En effet, fort de l’expérience acquise par les partenaires du Centre, l’objectif est de poursuivre l’étude des paramètres qualitatifs du maïs. Cette étude est d’autant plus nécessaire que les années culturales atypiques rencontrées ces dernières années nous réserve parfois bien des surprises quant à la qualité du maïs à la récolte.

En Moyenne et basse Belgique les teneurs observées en 2010 sur 147 variétés oscillent autour des 36.0% en amidon pour une digestibilité de 73.9% et une valeur énergétique de 940 VEM. De même dans le Sud du sillon Sambre et Meuse les valeurs en amidon atteignaient en 2010 une moyenne de 32.9% avec une digestibilité de 71.6% et une valeur énergétique de 931 VEM pour un échantillon représentatif de 50 variétés. Ces valeurs observées sont d'un bon niveau et de l'ordre de celles observées en 2009. D’où l’importance d’une bonne connaissance de la valeur de l’ensilage pour ajuster au mieux la ration des bovins de l’exploitation.

Dans le même ordre d’idées, récolter le maïs au stade optimum reste un défi annuel pour l’agriculteur qui doit trouver et estimer plusieurs semaines à l’avance la date idéale de récolte tenant compte à la fois du taux de matière sèche de la plante (ou l’humidité du grain) et la disponibilité de l’entrepreneur. Les avertissements hebdomadaires réalisés par le Centre restent un outil de décision essentiel pour solutionner cette adéquation aussi bien en ensilage qu’en maïs grain.



Dans le contexte de la production agricole de biogaz, le CIPF suit depuis deux années des essais réalisés à Surice en Famenne et étudiant la valeur fertilisante du digestat de biométhanisation. Cette essai sera reconduit en 2011 afin de pouvoir établir une synthèse de trois années d’expérimentation.


En 2007, le Programme de Gestion Durable de l’Azote en Agriculture (PGDA) a été adapté afin d’augmenter son efficacité. Une mesure importante de ce deuxième programme d’actions est le suivi des APL (Azote Potentiellement Lessivable) chez 3% des agriculteurs situés en zone vulnérable. Le raisonnement de la fertilisation et par conséquent la connaissance de la valeur fertilisante des engrais de ferme est un principe qu’il est nécessaire d’intégrer au sein des exploitations agricoles dès à présent afin de préserver la qualité des réserves en eau de la Wallonie mais également afin d’optimiser le poste fertilisation en économisant notamment les engrais minéraux très dépendant des fluctuations des cours boursiers. Dans ce contexte, un essai a été implanté afin de déterminer le coefficient d’efficacité de l’azote contenu dans diverses fumures organiques en fonction de la période d’application et des quantités épandues avant la culture d’un maïs fourrager.


Un autre paramètre agronomique en constante évolution concerne le désherbage avec l’apparition de nouvelles matières actives et de nouvelles associations visant à combler en partie les lacunes de certains produits commerciaux depuis le départ de l’atrazine. En 2011, les techniques de désherbage s’intéresseront de près à ces nouveaux produits et/ou nouvelles formulations apparues en 2010.

L’influence de prédateurs tels les pucerons peut également avoir des effets négatifs sur le rendement. Ces pertes sont constatées chaque année depuis 1994. En 1997, les pertes ont été très conséquentes dans la plupart des régions de Wallonie (1 à 6 tonnes de matière sèche) en absence de protection insecticide et justifient la mise en place d’un réseau d’avertissements pucerons. En 2010, les pucerons ne se sont guère manifestés sur les plantes de maïs. Le seuil d'intervention a parfois été dépassé à partir du 21 juin sur l'Est du pays et dans le cas de semis tardifs.
Le CARAH poursuivra également en 2011 l’étude de la problématique des mycotoxines en maïs ensilage. La quantité de mycotoxines présentes dans l’ensilage a tendance à augmenter la quantité d’oxygène qu’il renferme après tassement du silo augmente. Les mycotoxines peuvent causer chez les bovins, une diminution de la prise alimentaire, du gain de poids et de la production laitière ainsi qu’une augmentation des problèmes de reproduction. Le CARAH, avec le concours des partenaires pour les prélèvements d’échantillons sur silos, se chargera d’analyser sur chaque échantillon une série de mycotoxines les plus courantes.